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Concepts de base de l’assainissement intégré

Le but de l’assainissement n’est pas la meilleure épuration, mais «protéger l’environnement contre une détérioration due aux rejets des eaux résiduaires urbaines» (Article premier de la directive 91/271 de la C.E.).

Une bonne épuration est rarement synonyme de protection efficace de l’environnement. On ne recherchera donc pas les performances épuratoires, mais plutôt les performances environnementales. Celles-ci sont d’autant meilleures que les impacts environnementaux de la technique employée sont faibles.

1.Eviter, autant que faire se peut, le rejet d’eaux usées épurées ou non dans un cours d’eau ou dans une eau de surface.

2.Utiliser au maximum le pouvoir épurant remarquable et gratuit du sol.

3.Préférer les petites installations décentralisées aux grosses.

4.Choisir les techniques dont les impacts environnementaux sont les plus faibles, plutôt que celles dont le but est d’épurer au mieux.

5.Donner la préférence aux techniques peu coûteuses et simples, consommant peu ou pas d’énergie électrique.

6.Réaliser, autant que possible, le traitement sélectif des eaux grises et des eaux vannes.

7.Favoriser, par tous les moyens légaux et fiscaux, l’extension des techniques de prévention de la pollution à la source, à savoir : l’utilisation des bonnes toilettes sèches et la valorisation intégrale de l’eau de pluie.

8.Orienter la construction des immeubles à appartements vers la possibilité d’utiliser le traitement décentralisé et sélectif des eaux vannes et des eaux grises.

Pour les spécialistes en génie sanitaire, bonne épuration est synonyme de protection efficace de l’environnement. Quand on examine ce problème du point de vue scientifique, on montre aisément que c’est précisément l’inverse qui est vrai : dans la majorité des cas, plus on épure, plus on pollue l’environnement. L’épuration suivant les concepts classiques n’est justifiée que pour les anciens centres urbains et encore pour autant que le traitement décentralisé soit impossible et que le rejet des eaux épurées dans un cours d’eau soit inévitable.

Donnée statistique : 78% des habitats en Wallonie sont unifamiliaux et munis d’un jardin. Pour ces habitats, la collecte et l’épuration centralisée ne peut pas être justifiée par des considérations économiques, et encore moins par des considérations environnementales. Il n’est pas exagéré de dire qu’en Wallonie quatre cinquièmes des eaux usées domestiques pourraient être traitées suivant les concepts de l’assainissement intégré. Il en résulterait :

- un degré de protection de l’environnement dépassant les prévisions les plus optimistes;

- des économies pour la région dont l’ordre de grandeur serait de milliards d’euros sur le budget prévu pour l’épuration.

- un respect plus rapide et plus direct du calendrier d’assainissement imposé par la directive 91/271.

Pour en savoir plus sur les aspects scientifiques de l’assainissement intégré, consulter la page La gestion durable des eaux usées domestiques .
La consultation de cette page n’est pas indispensable pour la réalisation du système TRAISELECT.

Pour rappel, le lecteur peut également consulter la page Epuration et environnement

Pour continuer la lecture, aller à la page Epuration sélective des eaux grises

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