EAUTARCIE Français | Magyar | Esperanto | English 

 

Accueil | Sommaire | Introduction | Les lois et l’environnement | La valorisation de l’eau de pluie | L’épuration des eaux usées domestiques | Toilettes sèches

Les impacts environnementaux
du système PLUVALOR

L’EAUTARCIE étant une démarche individuelle, ses impacts se mesurent d’abord à l’échelle d’un jardin familial. L’extension de cette technique aurait par contre des impacts dépassant les prévisions les plus optimistes des gestionnaires de l’eau et de notre environnement.

Grâce à la valorisation intégrale de l’eau de pluie, il y a d’abord une réduction, voire la suppression de la demande que les habitations exercent sur nos ressources hydriques.

Plutôt que rejoindre rapidement la rivière, via les égouts, l’eau de pluie qui tombe sur une ville est retenue dans les citernes, utilisée par les ménages et finalement restituée au sol sous une forme proche de l’eau potable.

Suivant la vision classique dominante, l’eau est puisée dans la nappe phréatique ou dans une rivière, ensuite purifiée et distribuée aux ménages. Après usage, elle est collectée par les égouts et rejetée en rivière après épuration. L’eau consommée et rejetée par les habitants d’une ville de 50.000 habitants constitue un ruisseau dont le débit est de 375 m³ par heure. Ce n’est pas une quantité négligeable à prélever dans nos réserves souterraines et elle compte également lorsqu’elle s’ajoute au débit de la rivière en crue qui menace d’inonder la ville.

Il y a aussi une réduction de la pollution. Lorsqu’on utilise une eau naturellement douce, comme l’eau de pluie, les besoins en savons et en détergents diminuent de 40 à 60 %.

La plupart des eaux distribuées par réseau sont dures ou très dures. Elles contiennent trop de calcaire. Une bonne partie des produits détersifs utilisés sert à neutraliser le calcaire, avant d’attaquer la salissure. Les systèmes pour adoucir l’eau polluent les eaux usées avec des chlorures écotoxiques en milieu non marin. Une installation familiale d’adoucisseur rejette annuellement de 150 à 250 kg de sel dans l’environnement. Les produits qu’on ajoute aux poudres à lessiver pour neutraliser le calcaire, comme les phosphates ou les complexants ne constituent pas un cadeau non plus pour la vie aquatique. Ces problèmes ne se présentent pas avec l’utilisation de l’eau de pluie.

L’absence de calcaire dans l’eau de pluie est une source d’économie pour le ménage par la réduction des achats des détergents. Une autre source d’économie importante vient de l’augmentation de la durée de vie des robinets et des appareils ménagers contenant des résistances chauffantes: la lessiveuse, lave-vaisselle, fer à repasser, cafetière électrique [1] , etc.

On utilisera donc l’eau de pluie par souci de préserver l’eau pour les génération futures.

Dans le contexte actuel de pollution diffuse, on peut, dès à présent prévoir le moment où il n’y aura plus d’eau de qualité potable dans la nature. La majorité de l’eau potable est prélevée dans les nappes phréatiques. La pollution diffuse atteint lentement ces réserves, mais la dépollution (si un jour on décide de la faire) sera aussi une opération très lente. Les nitrates qui se trouvent actuellement dans nos verres, ont été épandus par l’agriculteur il y a 20 à 30 ans. Même en cessant toute pollution agricole – ce qui est illusoire – il faudrait attendre au moins 20 ans avant de voir les premiers signes d’amélioration de la qualité de nos réserves souterraines.

A moyen terme, la pluie sera la seule source d’eau de haute qualité disponible dans la nature, sans traitement lourd. Sur un terroir, elle est heureusement répartie d’une manière uniforme. De ce fait, elle est disponible à tous. Cette répartition uniforme implique des techniques de valorisation décentralisées. Ce serait une erreur de valoriser l’eau des  précipitations avec des systèmes centralisés.

La consommation de l’eau de pluie est aussi une question de santé publique. On ne consomme pas de l’eau de pluie par souci d’économie d’eau, mais avant tout pour préserver sa santé. Consulter à ce sujet les pages consacrées à l’eau bio-compatible.

Contrairement à ce que certains pourraient penser, la valorisation de l’eau de pluie est aussi importante dans les grandes villes.

Pour continuer la lecture, passer à la page PLUVALOR en ville .       

Retour à la page de garde



[1] La durée de vie de tous ces appareils peut au moins doubler, mais elle est bien souvent décuplée par rapport à ceux qui fonctionnent à l’eau de ville souvent dure.