![]() |
Français | Magyar | Esperanto | English |
|
|
|
| Accueil | Sommaire | Introduction | Les lois et l’environnement | La valorisation de l’eau de pluie | L’épuration des eaux usées domestiques | Toilettes sèches | |
|
|
Les considérations développées ci-dessous diffèrent sur un certains nombre de points des positions des techniciens de l'eau. Elles doivent être lues avec un esprit critique. A contrario, j'invite le lecteur à lire les communications des techniciens de l'eau attachés aux sociétés distributrices avec le même esprit ciritque.
Une petite remarque. Un technicien engagé et payé par une société se doit de défendre les intérêts matériels de son employeur. Il ne peut, en aucun cas dénigrer le produit vendu par sa société.
Les considérations développées dans les pages de ce site, concernant les aspect légaux de l'utilisation de l'eau doivent être considérées comme un avis de citoyen en matière de politique de l'eau.
Aux pages consacrées au chlore dans l’eau , nous allons voir les inconvénients de la technique de désinfection chimique. L’idée suivant laquelle il faut à tout prix consommer de l’eau ne contenant pas de bactéries réputées pathogènes détermine les normes légales pour l’eau potable. Les normes bactériologiques «placent la barre très haut», en imposant l’absence de la moindre bactérie dite de contamination fécale. De telles normes rendent la désinfection chimique incontournable.
A ma connaissance, les limites de la présence des bactéries n’ont jamais été déterminées par des études épidémiologiques de niveau de tolérance d’un individu sain, mais en fonction de la possibilité technique offerte par la désinfection chimique.
Lorsqu’on confronte les normes bactériologiques pour l’eau potable à la réalité du terrain, on découvre quelques incohérences. Vu la sensibilité élevée des méthodes de détection des bactéries, on constate qu’il est difficile de respecter ces normes dans une eau naturelle qui ne contient pas de désinfectant chimique. L’expérience montre qu’un échantillon d’eau tout à fait pure peut rapidement être déclaré «non potable» à cause d’une très légère contamination – par ailleurs tout à fait inoffensive – survenue lors du prélèvement pour analyse.
C’est le drame d’un certain nombre de petites fermes laitières qui produisent depuis des générations du lait de bonne qualité. Après une analyse bactériologique de l’eau de leur puits, on retire l’agrément pour la production laitière en raison de la présence de quelques malheureux streptocoques ou staphylocoques présents dans l’eau non désinfectée utilisée à la laiterie de la ferme. Pourtant les puits ainsi incriminés abreuvent hommes et bêtes depuis des générations, sans le moindre problème sanitaire. Certaines de ces petites exploitations sont contraintes à cesser leur activité en raison du coût élevé d’une adduction d’eau de distribution.
Pour tester la portée réelle des normes pour l’eau potable, il suffit de prélever un échantillon d’eau de ville, en principe conforme, et le mettre dans une carafe ouverte, l’exposer pendant au moins 12 heures à la lumière du jour pour en éliminer le chlore, verser le contenu dans un verre propre, mais non désinfecté et l’envoyer dans un laboratoire d’analyse. Répéter l’expérience plusieurs fois pour découvrir qu’un certain nombre d’échantillons ainsi analysés seront déclarés «non conformes».
A moins de mettre la bouche sous le robinet d’eau de ville, dans les faits, il est très rare que nous buvions de l’eau conforme aux normes légales. Exiger donc dans son verre la conformité bactériologique est une position irréaliste. Ce qui est consigné dans la loi à propos de la qualité de l’eau potable n’est valable en toute rigueur qu’à la sortie des installations de la société distributrice. Malheureusement, d’une manière abusive, on a tendance à étendre ces prescriptions jusqu’au contenu du verre du consommateur, même en Belgique où la garantie de conformité s'arrête au niveau du compteur d'eau. En France, en violation de la loi relative à la protection de la vie privée, l’administration a un droit de regard sur la qualité de l’eau qui se trouve dans le verre du consommateur non raccordé au réseau de distribution d’eau [1] .
D’après les connaissances scientifiques actuelles, on peut proposer des valeurs guides, donc pas des normes rigides, pour l’eau dont la consommation prolongée ne peut en principe porter de préjudice à la santé.
Par rapport aux normes légales pour l’eau potable, une eau bio-compatible peut contenir un petit nombre de bactéries (une dizaine par 100 ml) de contamination fécale et une centaine de germes banals. Cette quantité de bactéries est très bien tolérée par l'écrasante majorité des individus.
Quant aux normes physico-chimiques, elles sont plus sévères que dans l’eau légalement potable.
Valeurs guides pour une eau bio-compatibleou bonne à boire
| Bio-compatible | Acceptable | Légalement potable | |
| pH | 5,0 – 7,5 | 6,5 – 8,5 | 6,5 – 9,2 |
| rH2 (1) | 18 - 29 | 28 – 30 | Non considéré |
| k (2) | 10 – 200 µS/cm | 200 – 850 | < 2.300 |
| W (3) | 3 – 30 µW | 30 – 100 µW | Non considérée |
(1) rH2 caractérise les propriétés rédox
(2) k (prononcer: «kappa») = conductivité électrique exprimée en microsiemens par centimètre
(3) La quantification de Vincent. Voir à ce sujet J.Országh, Quelques aspects physico-chimiques des coordonnées bio-électroniques. Sciences du Vivant, (Ed. Arys, Paris), volume 4, pages 45-62 (1992)
Pour être bio-compatible, une eau doit être électrochimiquement structurée. Il ne faut pas oublier le fait que la vie a pris naissance dans l'eau salée de la mer. Nous en conservons le souvenir dans le sérum de notre sang. La structuration électrochimique se fait grâce au champ électrique intense des ions dissous dans l'eau. Ces ions proviennent de la dissociation électrolytique des sels minéraux. Pour la bio-compatibilité, il faut que la totalité de la masse de l'eau soit structurée dans les champs électriques des ions. En électrochimie on dit que l'eau se trouve dans la "région cybotactique" ou dans la couronne de solvatation qui entoure chaque ion dissous. Dans cette couronne de solvatation, les molécules d'eau quadripolaires prennent une orientation déterminée par le champ électrique. Au lieu d'être dans un désordre total, comme dans l'eau chimiquement pure, les molécules d'eau constituent un ensemble ordonné.
La couronne de solvatation autour des ions n'a qu'un rayon d'une dizaine d'Angström. Elle est donc finie. Une eau est dite "structurée" quand les couronnes de solvatation des ions voisins se touchent. Cette situation se présente lorsque la concentration des ions (sels minéraux) atteint la valeur seuil de 10 milligrammes par litre. Au-dessus de cette valeur l'eau n'est pas plus structurée, mais elle est plus chargée en ions. En dessous, elle n'est que partiellement structurée. La valeur de seuil a été calculée à l'aide de la théorie classique des électrolytes de Debye-Hückel. Cette théorie donne un modèle mathématique de la structure des électrolytes en solution aqueuse.
C'est la raison pour laquelle, pour être bio-compatible, une eau doit contenir au moins 10 mg de sels minéraux par litre.
Une eau bio-compatible n’est jamais obtenue par désinfection chimique. Elle est faiblement minéralisée (contenant de 10 à 250 mg/l de sels minéraux), légèrement acide et possède un caractère rédox indifférent ou légèrement réducteur, jamais oxydant (par rapport à l'eau chimiquement pure).
Certains commerçants, se réclamant de la bio-électronique Vincent, recommandent de boire l'eau distillée. Il s'agit ici d'une interprétation abusive de la pensée de Louis-Claude Vincent. La distillation fait "table rase" au niveau des solutés (substances dissoutes) dans l'eau. C'est par distillations successives que les chimistes préparaient dans le temps de l'eau chimiquement pure. Une telle eau, ne contenant pas d'électrolyte (sels minéraux) n'est pas structuré au niveau moléculaire. Une eau déstructurée n'est pas bio-compatible, elle peut même devenir dangereuse pour la santé. Pour être structurée, la présence d'une petite quantité d'ions, provenant de la dissociation électrolytique des sels minéraux, est indispensable.
Boire donc de l'eau distillée ou déminéralisée n'est pas bonne pour la santé. Les appareils de distillation ne sont donc pas utiles - sauf dans la trousse de secours des canots de sauvetage des bateaux. Un appareil courant d'osmose inverse, tout en éliminant une grande partie des sels dissous dans l'eau, en laisse suffisamment pour la structuration. Une eau osmosée est donc bio-compatible. Malheureusement, certains commerçants proposent des systèmes à osmose inverse couplé à un système de désionisation à l'aide des résines. L'eau chimiquement pure obtenue n'est évidemment pas bio-compatible. C'est la raison pour laquelle ces mêmes commerçants proposent alors à leurs clients des sels minéraux standardisés à dissoudre dans l'eau. C'est une démarche inutile, car un simple système à osmose inverse fournit déjà une eau faiblement minéralisé de qualité équivalente, pour un pris largement inférieur.
Les autres caractéristiques sont identiques à ceux de l’eau légalement potable.
Remarque importante
Il est bien plus facile d’éliminer les bactéries d’une eau que d’en modifier les caractéristiques physico-chimiques. Une filtration à l’aide d’un filtre en céramique élimine la presque totalité des bactéries, sans avoir recours à la désinfection chimique. Les caractéristiques physico-chimiques d’une eau de pluie correctement stockée dans une citerne en béton correspondent aux niveaux guides pour l’eau bio-compatible.
L'eau des précipitations contient vraiment très peu de sels minéraux. Lors de la neutralisation dans la citerne, elle s'en charge légèrement. Sa teneur alors en minéraux, tout en restant faible, est largement suffisante pour la structuration électrochimique.
La question revient souvent concernant les besoins en sels minéraux de notre organisme. Un des reproches qu'on fait souvent à l'eau de pluie rendue potable est précisément sa teneur faible en sels minéraux, insuffisante "pour couvrir nos besoins".
Les sels minéraux absorbés avec l'eau potable ne font que passer par l'organisme. Après un temps relativement court (environ 20 minutes, si l'on urine), ces sels sont éliminés avec l'urine. Il serait plus juste de dire qu'une quantité à peu près équivalente est éliminée par l'urine. Les besoins en sels minéraux de l'organisme sont couverts par notre alimentation et non pas par l'eau que nous buvons. Le rôle principal de cette eau est de compenser les pertes par la transpiration, la respiration et par les déjections. L'eau qui nous quitte par ces émonctoires, emporte en même temps les déchets de notre métabolisme. L'eau que nous buvons "nous lave" de l'intérieur.
De ce fait, plus l'eau potable est chargée en sels minéraux, moins elle peut jouer ce rôle d'épuration et plus elle surchargera la fonction rénale. Il ne faut, évidemment pas en conclure la nécessité de boire de l'eau distillée ou traitée par osmose inverse combinée avec un filtre désioniseur, comme proposent certains commerçants.
La teneur en sels minéraux (plus exactement: électrolytes) d'une eau de citerne est de l'ordre de 50 milligrammes par litre. En dessous de 10 mg/l, l'eau est trop pauvre en électrolytes, il faut donc en ajouter. Au-dessus de 200 mg/l, elle est susceptible de surcharger les reins. Cependant, une personne bien portante, peut tolérer, sans problèmes une eau contenant même 800 mg/l. Seulement nous ne savons pas à priori si notre fonction reinale est notre "point faible" ou pas. C'est au moment, souvent à un âge avancé, qu'on réalise cette faiblesse - bien trop tard. La consommation d'une eau de qualité bio-compatible est donc une sage précaution.
Les eaux minérales à usage thérapeutique ne sont évidemment pas concernées par ces considérations. Les sels dissous dans ces eaux ont des vertus appréciables. Seulement, il faut les consommer temporairement, sous forme de cure. Ce serait une erreur d'en faire son eau de table. Consultez votre médecin à ce sujet.
L'eau bio-compatible intrigue les lecteurs de ce site. Voici une lettre type, dont la lecture est instructive.
Tout le monde s'accorde à dire qu'un homme bien portant doit boire au moins 1.5 litres d'eau par jour. Ce n'est pas uniquement pour compenser les pertes par les urines, les fèces et la transpiration, mais également pour alimenter les processus physiologiques dans l'organisme.
Pendant longtemps, j'ai été convaincu que je buvais suffisamment d'eau. Devant des problèmes de santé, notamment cardiaques, mon médecin a attiré mon attention sur un fait tout à fait banal. Dans ce litre et demi d'eau (pour être exact: il est souhaitable d'absorber la trentième de la masse coporelle) que nous devons boire par jour, il ne faut pas comptabiliser les autres liquides, certes riches en eau, comme le café, le thé, les jus de fruits, les boissons de toutes sortes, la soupe, etc., ni l'eau contenu dans les aliments. Cette eau est assimilée par l'organisme en tant qu'aliment. Or, nous avons également besoins d'eau libre ou mobile non chargée en substances dissoutes. Donc rien ne peut remplacer l'eau pure (bio-compatible de préférence). Il est intéressant de lire à ce sujet les travaux du Docteur F. BATMANHELIDJ.
Même en l'absence d'absorption d'eau pure, grâce à la capacité d'adaptation des organismes vivants, notre corps finit par "se débrouiller" en extrayant l'eau des aliments, mais dans ce cas, un état de soif physiologique finit par s'installer. Au bout d'un certain temps, nous perdons même le sentiment de soif. La soif chronique non décelée qui en résulte finit par altérer les fonctions vitales et provoquer des maladies dont même des médecins expérimentés ne suopçonnent pas l'origine réelle. Chaque organisme réagit autrement à la soif chronique. Au début, on ne sent qu'une sorte de fatigue et de perte d'énergie. Par après, des maux de tête et des migraines peuvent apparaître, dont aucune analyse médicale ne trouve l'origine. Chez certains, les articulations deviennent douloureuses, chez d'autres on constatera une hypertension ou le développement d'un ulcère à l'estomac, une constipation chronique ou même des problèmes cardiaques. Il est tout à fait évident que ces altérations de santé ne sont pas toujours imputables à la soif chronique, mais celle-ci les aggrave toujours. Parfois elle les provoque.
La soif chronique entraine la déshydratations des cellules (vieillessement prématuré entre autres). On peut aisément comprendre le développement d'une soif, alors qu'on absorbe de grandes quantités d'eau sous les formes les plus diverses, comme jus de fruits, boissons sucrées, vin, bière, etc. Pour cela, il suffit de mesurer la pression osmotique de ces liquides et la comparer à celle de l'eau pure (bio-compatible). C'est pour découvrir que ces liquides alimentaires sont en fait hypotoniques. Arrivé dans le système digestif, ils y créent une sorte de dépression osmotique qui "pompe" l'eau de l'organisme vers les intestins et vers les reins. Certains suopçonnent même l'existence d'un problème de déminéralisation.
Je pense que c'est une erreur d'assimiler l'eau contenue dans une soupe ou dans une bière à l'eau d'une source ou d'un bon puits et de comptabiliser dans nos besoins en eau. Dans les deux cas, il s'agit de H2O, mais l'eau liée par les solutés (substances dissoutes) n'est pas "libre". Elle se trouve dans un champ électrostatique entourant les ions et les autres molécules dissoutes que le Dr Kosower a nommé "région cybotactique" dans les solutions aqueuses. Dans les processus d'échanges osmotiques notre organisme a besoin d'une certaine quantité d'eau "libre" ou "mobile", pour le maintien des fonctions vitales.
Contrairement aux idées reçues, c'est précisément l'absorption d'eau fortement minéralisée ou chargée d'autres substances dissoutes qui, par le jeux de la pression osmotique, provoquera une sorte de "pompage" de sels minéraux vers les émonctoires. C'est une des raisons pour laquelle une eau dite "bio-compatible" est faiblement minéralisée.
Comme je viens de l'indiquer plus haut, j'étais convaincu de boire assez, jusqu'au jour où, en tant que scientifique, je me suis mis à mesurer chaque décilitre d'eau que j'absorbais. Le résultat était surprenant: je buvais moins d'un demi-litre d'eau par jour, sans éprouver le moindre sentiment de soif. Je me suis donc imposé un autre régime hydrique par absorption de 1,5 à 2 litres d'eau pure par jour. Au début, j'ai du me forcer, car je n'avais pas soif. Celle-ci n'est apparue qu'au bout d'un bon mois de ce régime. Par contre, le résultat ne se faisait pas attendre: la constipation s'est résorbée, mes douleurs néphritiques (heureusement rares) ont progressivement disparues, la fonction cardiaque s'est régularisée par la disparition des palpitations.
Sans être la "panacée universelle", je pense que le passage à une consommation correcte d'eau, est susceptible d'apporter des améliorations, parfois spectaculaires, de la santé.
A ce niveau, j'attire l'attention sur le fait que plus on consomme l'eau, plus il convient d'être attentif à sa qualité. Cette idée doit cependant être modérée un peu. Au risque de décevoir certains, je pense qu'il est de loin préférable de boire par jour deux litres d'eau de ville (de préférence débarrassée de chlore par aération dans une carafe ouverte) de qualité médiocre que d'absorber une petite demi-litre d'eau "dynamisée", "magnétisée", etc. de haute qualité. La quantité correcte est une première approche avant de penser à certaines qualités qui se trouvent dans les subtilités.
Pour continuer la lecture, aller à la page Le chlore dans l’eau
Retour à la page de garde
[1]
Pourtant, en faisant systématiquement l’analyse du contenu
des verres des personnes qui consomment l’eau de distribution, on
y découvrira bien souvent de l’eau «non
conforme», en raison de la contamination ultérieure
à la sortie du robinet. Pour assurer la conformité
microbiologique dans son verre et dans son assiette, après la
vaisselle, il faudrait passer les verres, les couverts et les assiettes
à l'autoclave, servir sur des nappes stériles avec des
gants stériils et un masque de protection sur la bouche, comme
dans les salles d'opération.