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Gérer l’eau de pluie et ses eaux usées suivant les principes de l’EAUTARCIE est plus qu’un simple choix ou option technique: c’est aussi un choix de société, un acte hautement politique (voir aussi les pages Incivique et antisocial). De ce point de vue, la qualité principale du système est de constituer une école de gestion responsable.
C’est une des portes de sortie du système de l’irresponsabilité institutionnalisée symbolisée par le tout-à-la-poubelle et son pendant logique du tout-à-l’égout, du prêt-à-jeter et du W-C à chasse d’eau. Dans ce système, l’usager devient un consommateur qui délègue ses pouvoirs aux techniciens, avec les conséquences que l’on connaît:
- La mise en place de systèmes centralisés (techniquement lourds) dont l’écobilan est est loin d'être positif (voir la page Epuration et environnement).
- Coûts exorbitants pour l’individu et la collectivité.
- L’eau devient une marchandise monnayable profitable surtout aux sociétés multinationales. Celles-ci auront donc intérêt à mettre en place des techniques qui perpétuent et aggravent les problèmes d’eau.
Conditionné par les médias, les administrations, et certaines associations des environnementalistes, le consommateur confond irresponsabilité et confort moderne. Dans une habitation équipée des systèmes de l’EAUTARCIE, la perte de confort est vraiment minime par rapport à ce que l’on a dans une maison classique. Comme le recours aux énergies renouvelables ne signifie nullement le retour à la lampe à pétrole, de même EAUTARCIE n’est pas synonyme de restriction d’hygiène, manque d’eau et latrines malodorantes.
Il n’en est pas moins vrai qu’on devient son propre fournisseur d’eau avec toute la responsabilité que cela comporte. Lorsqu’on ouvre son robinet, en dépit des apparences, l’eau «ne coule plus de source», comme avec la distribution centralisée. A chaque instant, il faut être conscient du fait qu’on gère une ressource limitée, bien que parfaitement renouvelable. Dans ce cas, les « économies d’eau» prennent une dimension élargie. Il y aura des périodes pluvieuses fastes suivies d’autres plus contraignantes. Une citerne correctement dimensionnée assure la récupération maximale de la ressource, mais il appartient à chacun d’adapter sa consommation aux possibilités de son installation. Lorsqu’on dispose d’un grand toit et d’une citerne assortie, les «économies d’eau» habituellement recommandées sont dépourvues de signification.
Lors d'une de mes conférences en France, une élue municiale s'était inquiétée de la "soustraction de l'eau des précipitation du cycle de l'eau, lors qu'on récupère l'eau de pluie dans une citerne". Elle faisait allusion à la réduction de l'infiltration dans le sol au départ d'une surface rendue imperméable. On dénonce souvent l'extension des surfaces imperméables qui diminuent l'alimentation de la nappe phréatique. En Allemagne, dans certains états, on taxe même la superficie rendue imperméable. Il s'agit ici d'une position scientifiquement incohérente, socialement injuste et défavorable à l'environnement. Mais revenons à l'utilisation raisonnable de l'eau de pluie avec épuration suivant le système EAUTARCIE. En effet, si l'eau de pluie, après usage, est canalisée vers une superficie absorbante, il n'y a pas de soustraction de nos réserves souterraines. De même rejetée dans les égouts, elle remplace tout simplement l'eau de distribution qui n'aura pas été consommée. Parallèlement, les âmes sensibles au "bétonnage" des surfaces, ne réalisent pas que les égouts urbains drainent de véritables rivières vers les cours d'eau. Environ quate cinquième de cette eau est prélevée dans la nappe phréatique. S'il y a un phénomène inquiétant, c'est bien l'extension des zones à épuration collective qui, rejette toute cette masse d'eau, via les égouts, directement dans les rivières.
Le jour où les techniciens en génie sanitaire réaliseront le gâchis environnemental qu'ils provoquent avec l'extension de l'épuration collective, on aura fait un pas géant vers la gestion durable de l'eau dans le monde.
Avec l’EAUTARCIE, l’impact hydrique de l’habitation est pratiquement nul: l’eau qui tombe sur le toit est restituée au sol, après usage et sans pollution.
La gestion du contenu de la citerne imlique évidemment l'entretien de l'équipement. Nous pouvons citer le nettoyage des gouttières, celui de la citerne et des filtres. Ces travaux ne demandent pas une compétence particulière et sont à la portée de l’écrasante majorité de la population. On peut aussi faire le choix de confier ces travaux à une entreprise spécialisée, suivant un contrat. Les économies réalisées grâce à l’abandon des systèmes centralisés permettent le financement de ces travaux d’entretien [1] .
Nous avons également des outils à notre disposition. La gestion du contenu de la citerne est facilitée par un dépressiomètre [2] installé près de la citerne, dans la cave ou sous l’évier de la cuisine. Cet instrument simple et peu onéreux, affiche le niveau d’eau dans la citerne.
La qualité de l’eau alimentaire filtrée demande aussi une surveillance. Lorsque les filtres sont colmatés, le débit au robinet diminue. Un simple nettoyage des cartouches filtrantes rétablir la situation. Le dépassement de la capacité de filtration du charbon actif est signalé par l'apprition d'une odeur et d'un goût de ciment dans l’eau de boisson. C'est le moment de replacer le filtre céramique garni de charbon actif. Les filtres commecialisés ont une capacité de filtration de l'ordre de 20 à 25 m³ d'eau. C'est la raison pour laquelle, je conseille le placement d'un compteur d'eau directement en amont du système de micro-filtration. D'une manière générale,iIl faut suivre les recommandations du fournisseur du matériel pour l’entretien et le remplacement planifié des éléments filtrants.
Si l’eau potable est obtenue à l’aide d’un système à osmose inverse, la surveillance de la qualité de l’eau se fait à l’aide d’un conductimètre de poche disponible dans le commerce pour une vingtaine d’euros. Pour cet usage, il ne fait pas un instrument de laboratoire: un simple testeur suffit. La mesure de la conductivité en amont et en aval du système de filtration permet de remplacer la membrane à osmose au bon moment. Le préfiltre et le charbon actif doivent être remplacés annuellement.
Pour certains, l’évacuation régulière des effluents de la toilette à litière biomaîtrisée constitue la contrainte majeure, tandis que d’autres l’acceptent sans problème. Le déversement du contenu de la toilette sur le carré à compost, sa couverture, le rinçage et la remise en place du seau ne demandent que quelques minutes et font partie des travaux domestiques de routine au même titre que la vaisselle, lessive, nettoyage ou la tonte du gazon. La constitution annuelle du tas de compost demande aussi quelques heures de travail, mais ce travail est déjà fait par tous ceux qui compostent leur déchets de jardin et de cuisine.
Quant à ceux qui, pour différentes raisons, ne peuvent ou ne souhaitent pas composter, il leur suffit de déverser le contenu du seau dans un endroit prévu à cet effet au jardin, le couvrir et de laisser la nature faire son œuvre. Toutefois, il est recommandé de constituer d’abord un lit de paille et de couvrir le contenu du seau à chaque vidange avec la paille, des feuilles mortes, des mauvaises herbes arrachées ou de la tonte d’herbe séchée.
Lorsqu’on épure ses eaux grises (eaux savonneuses) jusqu’au bout dans un petit étang décoratif, il faut être conscient du fait qu’une telle installation demande aussi un entretien: l’enlèvement régulier des algues en excès, la coupe annuelle des plantes aquatiques, le nettoyage de la pompe de la fontaine ou de la cascade quand on en a. L’entretien d’un tel étang ne demande cependant pas plus de temps et de travail que celui d’un massif de fleurs de dimensions comparables. Lorsqu’on infiltre ses eaux grises sortant de la fosse à eaux grises dans le sol, l’entretien est nul. Voir la page Epuration des eaux grises.
Ne pas oublier que :
Les informations techniques et scientifiques véhiculées par les techniciens des sociétés distributrices servent à vendre une marchandise et, de ce fait, doivent être assimilées à des informations à caractère commercial.
A ceux qui dénigrent la valorisation domestique de l’eau de pluie et militent pour le maintien du monopole de la distribution d’eau potable, nous disons:
«Le soleil brille pour tous. Faut-il donc tirer les rideaux afin de préserver le commerce des marchands de chandelles?»
Les défendeurs des systèmes centralisés, qui sont souvent des employés ou des techniciens des sociétés distributrices ou d’épuration, insistent sur le caractère dangereux des systèmes de l’EAUTARCIE. Ils font valoir les arguments suivants:
- l’absence de contrôles réguliers de qualité fait courir un risque au consommateur;
- l’entretien correct d’un système de valorisation de l’eau de pluie demande une compétence et un savoir-faire qui n’est accessible qu’à une petite partie de la population;
- l’eau de pluie est polluée, peut même contenir des quantités importantes de pesticides, de métaux lourds, notamment du zinc et du plomb; elle ne contient pas de sels minéraux, elle est acide et corrosive;
- elle demande un investissement qui n’est à la portée que des plus nantis;
- la généralisation de l’usage de l’eau de pluie entraînera à terme une augmentation du prix de l’eau;
- l’écobilan global de la valorisation de l’eau de pluie est moins favorable que celui de la distribution centralisée;
- la manipulation du «fumier humain» issu de la toilette à litière fait courir un risque sanitaire aux usagers.
Les réponses à ces objections se trouvent dans les pages de ce site. J’y ajouterai encore quelques données et réflexions.
Grâce à des recoupements basés sur les ventes de matériel, on peut estimer à plus de 10.000 le nombre de familles qui boivent l’eau de pluie depuis des années en Wallonie (juin 2003), ce qui représente tout de même plusieurs dizaines de milliers de personnes. C’est trop peu pour parler d’un phénomène social, mais trop pour parler d’une manière crédible du caractère dangereux de cette pratique. Jusqu’à présent, on n’a pas encore signalé de problème sanitaire imputable à l’usage de l’eau de pluie. Ce qui ne signifie évidemment pas que le risque est nul. Par contre, les usagers du système centralisé de distribution d’eau encourent d’autres risques non moins élevés. Voir à ce sujet la page Le chlore et l’eau. Qu’en est-il du risque encouru par l’introduction de substances toxiques dans les châteaux d’eau par des terroristes?
L’affirmation du soi-disant «écobilan défavorable» de la valorisation de l’eau de pluie est basée sur une étude faite en suisse où l’on a comparé le captage d’eau pure de haute montagne et sa distribution centralisée par gravité au système classique de valorisation des eaux pluviales. Il est abusif de généraliser un résultat obtenu dans un cas aussi exceptionnel.
En fait, dans la majorité des cas, l’eau à distribuer est pompée d’un puits, d’une galerie de captage ou d’une eau de surface. Pour être distribuée, elle demande des traitements plus ou moins lourds et coûteux. Quant au bilan énergétique de l’opération,on admet comme valeur moyenne un kilowatt-heure d’énergie électrique dépensée par mètre cube d’eau distribuée. L’énergie nécessaire pour pomper un mètre cube d’eau d’une citerne n’est qu’une fraction de cette valeur. Ceci dit, il est tout à fait évident qu’un écobilan comparé est une étude qui reste à faire.
Au cours de ma carrière à l’Université de Mons-Hainaut, j’ai sollicité en vain pendant des années le financement d’une étude, y compris une étude épidémiologique sur les dangers sanitaires éventuels, sur la valorisation domestique de l’eau de pluie. Ni la Région Wallonne, ni la Communauté Européenne, ni d’autres organismes n’ont jamais voulu s'y investir.
A propos de la qualité de l’eau, les techniciens de sociétés distributrices comparent l’eau qui sort de leurs installations à l’eau de pluie qui tombe sur le toit. Suivant cette logique, on pourrait également comparer l’eau de pluie sortant d’un osmoseur à l’eau d’une rivière qui alimente le système de distribution. Il faut comparer des choses comparables. On peut valablement comparer la qualité de l’eau de pluie sortant d’un système de microfiltration avec l’eau qui sort du robinet d’eau de ville chez le consommateur. A ce niveau, la comparaison est loin d’être favorable à cette dernière. Rares sont les sociétés distributrices qui appliquent des techniques aussi avancées pour le traitement de l’eau que celles qui sont présentes dans un bon système de microfiltration.
Monter en épingle la teneur excessive en pesticides [3] de quelques averses ne tient pas compte d’une série de réalités:
- Dans une citerne, on gère en moyenne l’eau d’une vingtaine d’averses dont peut-être une est contaminée par des pesticides. Dans la majorité des cas,il y a donc un effet de dilution.
- Les concentrations mesurées, à peine supérieure à un dixième de microgrammes (0,1 µg/litre) de pesticides ne présentent un problème potentiel qu’en cas d’absorption comme eau potable – et encore. Elles se situent à la limite des concentrations admissibles dans l’eau déclarée légalement potable. A ce niveau, la charge de charbon actif toujours présente dans les systèmes pour rendre potable l’eau de pluie constitue une garantie de qualité [4] . Ceux qui redoutent la présence de ces substances dans l’eau de leur bain peuvent placer un filtre de charbon actif en amont de cet usage.
- Il ne faut pas perdre de vue que la source primaire du réseau de distribution est la même eau de pluie. Par contre, l’eau d’une citerne chez le particulier n’a jamais percolé à travers des terres agricoles sur lesquelles on a épandu des pesticides en bien plus grandes quantités que celles qui peuvent éventuellement contaminer une averse. Elle n’a pas encaissé la pollution par les nitrates d’origine agricole. Elle n’a pas été puisée dans une rivière dans laquelle sont déversées des eaux usées domestiques et industrielles.
L’affirmation du caractère acide, corrosif et aminéral (ne contenant pas de sels minéraux) de l’eau de pluie stockée dans une citerne en béton ne résiste pas à une analyse scientifique sérieuse. Lors d’une des mes conférences, il m’a été reproché par un fonctionnaire régional de recommander au public la consommation d’une eau «aminérale», dangereuse pour la santé. En suivant sa propre logique, je lui ai suggéré de demander la fermeture de Spa Monopole qui vend de l’eau (Spa Reine,) qui contient 50% de moins de sels minéraux que l’eau d’une citerne, tandis que celle de Mont Roucous (France), en contient 6 fois moins. L'eau de Spa Reine et aussi celle de Mont Roucous, très pures, sont considérées par les spécialistes en alimentation saine comme étant parmi les meilleures dans le commerce en Belgique et en France (publicicté gratuite!). L’eau potable, obtenue de la pluie par filtration à osmose inverse a une composition minérale très proche de celle de l’eau de Mont Roucous. Les amateurs d’eau ont du mal à distinguer les deux eaux au goût. L'eau de pluie rendue potable par micro-filtration ressemble fort à la Spa Reine. Dans les deux cas, le prix de revient de l'eau potable obtenue de la pluie est inférieur à 8 centimes le litre, compte tenu de l'amortissement de l'installation.
La présence éventuelle de métaux lourds dans l’eau de pluie a fait l’objet de nombreuses analyses. A ce niveau aussi, il faut comparer des choses comparables. Au lieu de comparer le contenu d’une citerne avec la qualité de l’eau sortant des installations de distribution, il vaut mieux la comparer à l’eau sortant du robinet du consommateur.
Lors d’une de ses conférences, le directeur d’une société distributrice affirmait qu’on n’a jamais mesuré des quantités de métaux lourds aussi élevées dans une eau de distribution que celles que j’avais mesurées dans l’eau de ville de Mons, mettant en doute ma compétence ou mon honnêteté scientifique. J’ai, en effet, mesuré 25 fois plus de zinc dans l’eau de ville de Mons que dans l’eau d’une série de citernes. On peut encore mettre en doute les résultats d’un chercheur, mais beaucoup moins ceux obtenus par une équipe lors d’une étude étalée sur plusieurs années faite dans un laboratoire officiel de l’état. En effet, dans le laboratoire du CSTC (Centre Scientifique et Technique de la Construction), en Belgique, on a mesuré jusqu’à 11.900 µg/l de zinc dans l’eau de ville à la sortie du robinet du consommateur, et jusqu’à 130 µg/l dans des citernes à eau de pluie. Le rapport observé était semblable dans le cas du cuivre. (Réf.: K. De Cuyper et K. Dinneg, La qualité de l’eau à la sortie du robinet . Tribune de l’eau, n°268/2, mars-avril 1994, pages 35-42)
Les techniciens des sociétés distributrices d’eau, mais aussi certains fonctionnaires, dénigrent l’utilisation de l’eau de pluie en donnant une image fausse de cette technique ou proposent une technique incorrecte . Il est intéressant de relever que certaines sociétés distributrices et administrations régionales ou communales distillent la même (dés)information .
Du côté des techniciens de l'eau - surtout en France - on entend souvent parler du "caractère dangereux" de l'utilisation domestique de l'eau de pluie. Les arguments avancés sont de nature théorique: on incrimine la présence de bactéries dans l'eau de la citerne. En fait, rien n'est plus simple que d'éliminer les bactéries d'une eau destinée à la boisson. Il est étonnant de constater que des scientifiques de valeur se permettent de comparer la qualité de l'eau d'une citerne avec celle de l'eau distribuée par réseau. On ne peut comparer que des choses comparables. L'eau qui se trouve dans la citerne est une eau brute, une matière première qu'il convient encore de traiter avant son utilisation. L'eau d'une citerne n'est comparable qu'à celle de la rivière où les services de distribution puisent l'eau avant la purification et la distribution. Cette dernière n'est pas plus potable que celle qui se trouve dans une citerne. Pour être objectif au point de vue scientifique, c'est l'eau de citerne filtrée par un système de micro-filtration ou d'osmose inverse qui peut être comparée à l'eau potable de distribution.
Au lieu de discourir sur le caractère dangereux de l'utilisation domestique de l'eau de pluie, il serait plus "scientifique" d'en mesurer objectivement les dangers réels, sur le terrain. A cette fin, il suffit de mener une étude épidémiologique qui consiste à comparer l'état de santé de deux populations comparables à tout point de vue, sauf en ce qui concerne les usages de l'eau. Il y a suffisamment de ménage Belgique qui se prête à une telle étude. D'après une enquête réalisée par WWF, il y aurait en Belgique plus de 100.000 personnes qui boivent l'eau de pluie depuis des années. En s'adressant aux compagnies d'assurance-maladie, on peut calculer d'une manière précise, les dépenses consenties pour les maladies liées à l'eau dans les deux groupes de population: l'un buvant l'eau de pluie, l'autre l'eau de distribution. Dans les maladies liées à l'eau, il faut également comptabiliser les nuisances potentielles du chlore: la fréquence et la gravité des allergies, ainsi que celle des maladies virales.
En ce qui concerne le danger potentiel que représente «la manipulation du fumier humain» issu de la toilette à litière, celui-ci a fait l’objet d’une étude épidémiologique – commandée par la Région wallonne – du Dr D’Hoore de l’Université Catholique de Louvain [5] . (Réf.: William D’Hoore, Etude du risque sanitaire du système de toilette à litière biomaîtrisée. Ecole de Santé Publique, UCL, mars 2000). La conclusion de l’étude est formelle: les utilisateurs de la toilette à litière ne présentaient pas plus de maladies liées à la contamination fécale que les autres. On a même observé, sans tirer de conclusions, que le lot de population utilisant la toilette à litière était en meilleur santé que ceux qui utilisent le W-C à chasse. Si les résultats observés avaient été inversés, on aurait conclu au caractère dangereux de la toilette à litière.
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[1] On invoque souvent l’argument suivant lequel les installations centralisées de fourniture et d’épuration des eaux créent des emplois, tandis que les systèmes individuels analogues à l’EAUTARCIE en détruisent. Si l’on regarde ce qui se trouve derrière le système de valorisation de l’eau de pluie et l’épuration individuelle, on découvre un grand nombre de petites entreprises pourvoyeuses d’emplois valorisants. La différence réside dans le fait que l’argent du consommateur, au lieu d’enrichir les multinationales de l’eau, soutient la petite industrie locale.
[2] Cet instrument est souvent installé sur les cuves à mazout pour indiquer le niveau du liquide.
[3] Lire à ce sujet, entre autres: Dichloorvos en andere bestrijdingsmiddelen in het regenwater in Vlaanderen – Interimrapport: periode 02/97 – 12/97, ainsi que Bestrijdingsmiddelen in het regenwater in Vlaanderen – Rapport over 1998. Contact: Hoofdt Afdeling Informatie du VVM, A Van De Maelestraat, 96, B-9320 Erembodegem, tel.: 0036.(0)53.72.62.11
[4] Pour éliminer les pesticides, les sociétés distributrices utilisent – quand elles l’utilisent – la même technique. Dans les faits, le traitement au charbon actif est rarement utilisé par les sociétés distributrices d’eau.
[5] Je puis envoyer la copie de ce travail sur CD-ROM sur simple demande contre remboursement des frais. Contact: joseph.orszagh@skynet.be